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L’Halloween ou la journée de l’attente…

Hier, c’était Halloween. Voilà déjà quelques temps qu’on prépare un peu cette fête étrange, mais amusante. On a décoré, trouver des costumes, fait de l’anticipation avec la Poulette. La veille, elle avait très hâte au lendemain pour pouvoir aller « à la fête de l’Hallowingne ». J’avais aussi en tête de faire une surprise à ma fille et de préparer un repas thématique avec des trucs bizarres et colorés.

Mais la journée fut chamboulée lorsqu’à 9h25, j’ai reçu un appel de la garderie. « Nous avons appelé une ambulance, votre fille s’est cassée un bras ». QUOI!!? En bonne pigiste que je suis, à cette heure-là, je bois un café, le cheveux gras et la tenue pyjamanesque devant mon ordi à glander sur les blogues que j’aime. J’enfile donc un jeans et je saute dans un taxi. Le cheveux toujours aussi gras et le café non bu. Arrivée à la garderie, je vois les ambulanciers qui y rentrent avec une civière. Jusqu’ici, ça allait côté panique.

Mon coeur a fait « crack » quand j’ai vu ma petite Poulette assise dans le bureau de la directrice avec l’ambulancier agenouillé devant elle (immobilisant son petit bras inerte) et les larmes qui coulaient sur ses joues en silence. J’ai eu 1000 pensées pour tous les parents qui ont des enfants « vraiment » malades. Quelle lourdeur quotidienne. Quelle tristesse.
Alors direction l’hôpital et tour d’ambulance avec Poulette. Tant qu’on ne bouge pas le dit bras, il va bien. On lui demande qu’est-ce qui est arrivé. Elle répond oui à tout. C’est donc Henri qui a fait bobo à son bras pendant que Raphaël la frappait avec un ballon et qu’elle est tombée par terre. Je la crois presque.

Nous connaissons tous l’état des urgences du Québec. Mais à toutes les fois qu’on doit y aller, on réalise que c’est une chienneté sans nom  que d’y passer 5 heures avec un enfant qui te sctoche au cou et qui ne peut pas bouger un bras. Le tout, dans un hôpital « non pour enfants ». Aucuns jouets, aucune télé qui repasse en boucle des vieux épisodes de Barnie. Et toi tu es là à attendre avec ton attirail de brousse partie sur le pouce (manteaux x2, bottes de Poulette, tuques, foulards, mitaines, sac à main, sacs à couches/pull ups/épipen d’urgence…). Avec cette charmante infirmière qui pense soit que A) C’est toi qui a fait ça à ton enfant ou B) Ta fille est une menteuse. Dans notre cas, ouf je l’ai échappé belle. La classique infirmière blasée, avec le ton pis toute. Je lui donnais même pas 35 ans…ça va être beau tantôt.

Et c’est tellement long que l’enfant veut faire pipi. Puis caca. Et c’est tellement long que l’enfant à faim. Et c’est tellement long que l’enfant fait sa sieste sur toi. L’enfant pèse 40 lbs. Ton dos meurt. Et tu croises les doigts pour ne pas attraper le virus du petit gars à côté qui porte un masque et qui crache ses poumons, le teint vert et l’oeil alarmant.

Je suis aussi tannée d’être témoin d’une scène classique, encore une fois, où une maman ne surveille pas sa fille de 4 ans qui se met en péril sous nos yeux. Tout le monde le voit, sauf sa mère. Et personne ne dit rien, des autruches. « Heille fille, c’est parce que ta progéniture feel pas là, elle est en train de s’évanouir sur sa chaise, à moitié pliée, peux-tu lâcher ton cellulaire pis ton air de boeuf? Pis Bergeron, c’est pas vous autres, ça? Salle 9, ils ont tout juste dit votre nom. De rien ».

L’Halloween à l’eau pour cette année. Gros lundi…Rahlalaaaa… Ce que je peux être tannée. Poulette me demande pourquoi je soupire. Et j’ai une pensée pour ces parents d’enfants malades « pour vrai ». Et je me suis trouvée conne.

On nous a finalement appelé. On a vu un docteur, qui a fait tournicoter le bras de Poulette et on a entendu un « click ». Hourra, tout est beau, ce n’est pas cassé! Juste une genre de luxation qui arrive souvent aux jeunes enfants qu’on relève -en leur tirant un bras par exemple. Savez, à l’épicerie quand ils font la crise en se jetant par terre parce qu’ils veulent je ne sais quelle cochonnerie et que discrètement on tente de les relever par la main. Là. C’est là que ça arrive. Ça pourrait tous vous arriver. Même si on sait très bien que c’est Henri qui a fait bobo à son bras pendant que Raphaël la frappait avec un ballon et qu’elle est tombée par terre.

Au final, j’ai passé l’Halloween avec une petite fille remplie de joie, qui a marché longtemps, longtemps en me disant sans cesse « on va faire une autre maison ».  J’étais encore un peu nouée par tout ce stress, alors quand tout ça fut terminé,  je me suis goinfrée dans les friandises de ma fille. Celles avec des noix bien entendu. Et peut-être un petit sac de chips. Ou deux.

À propos de Annick Gaudreault

Illustratrice.

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  1. Quelle journée quand même! Ça fait peur de voir qu’il faut attendre plus de 5h pour voir un doc, même avec un enfant de 2 ans. Poulette a fait ça comme une grande fille! Quelle jolie Fraise hihihi…

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  2. Ouf, quelle journée! Heureuse de voir que Poulette va bien.

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  3. Ouf! Je suis bien contente que tite Poulette n’ait pas de bras cassé et qu’elle ait pu passer une JOYEUSE Halloween! Bisous xxx

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  4. OUff-eu ! Le bras, c’est bien ce que je pensais que c’était en lisant ton début. J’ai une amie dont la fille a eu la même faiblesse, les mêmes stress à chaque fois. Tu sais, ostéo et physio savent faire la petite manipulation pour remettre l’os en place. Je dis ça comme ça, des fois, ça va plus vite voir un physio ! En espérant qu’il n’y ai pas de prochaine fois, hein ?
    (Une chance qu’y’a le chocolat !)

    Répondre

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